L'IRM et les examens les plus courants

L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est une technique numérique d’imagerie médicale non-invasive (elle n’utilise pas de rayons X) ; elle permet d'obtenir des vues en 2 ou 3 dimensions du corps avec une bonne résolution spatiale et en contraste. Très sensible à la concentration en eau, l’IRM permet de mettre en évidence des différences de contraste entre tissus qui diffèrent par leur composition chimique ; cette différence de contraste peut être augmentée par l’emploi de produits de contraste spécifiques.

L'IRM est principalement dédiée à l'imagerie du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), du cœur, des muscles et des tissus mous (tube digestif, reins…) et des tumeurs. Cependant, les progrès techniques tendent à augmenter les indications de cet examen pour tous les organes et y compris pour des sites très précis.

Les examens d’IRM sont réalisés par des appareils dédiés qui nécessitent l’emploi de champs magnétiques (aimants) de forte puissance, d’où certaines précautions spécifiques à cet examen (en particulier pour les porteurs de matériel métallique implanté).

Les examens décrits ci-dessous sont ceux réalisés le plus couramment .

IRM cérébrale et IRM médullaire

L’IRM cérébrale permet d’explorer les structures nerveuses intracrâniennes, en particulier le cerveau, le cervelet et leurs annexes (méninges, vaisseaux sanguins). L’IRM médullaire permet d’explorer les structures nerveuses intrarachidiennes (moelle épinière et méninges). La capacité de l’IRM à distinguer clairement substance grise, substance blanche et espaces liquidiens au sein des structures nerveuses en fait l’examen de choix pour ces indications ; elle est de ce fait fréquemment demandée en première intention dans le cadre de l’investigation des pathologies neurologiques, quelle qu’en soit l’origine (sauf dans le cadre des traumatismes où le scanner [tomodensitométrie] est le plus souvent réalisé en première intention). Quand une pathologie globale du système nerveux central est suspectée (sclérose en plaque par exemple), les deux examens peuvent être demandés en même temps, mais ils sont alors souvent réalisés séparément. Quelle que soit l’indication, l’injection d’un produit de contraste est souvent nécessaire.

IRM cardiaque

L’IRM cardiaque permet d’obtenir des informations précises sur l’anatomie du cœur (cavités, parois ventriculaires, valvules), du péricarde et des gros vaisseaux, mais aussi sur le fonctionnement cardiaque. L’IRM cardiaque, difficile du fait des mouvements cardiaques) est réalisée dans des centres d’imagerie spécialisés susceptibles d’effectuer des épreuves de sensibilisation (IRM de stress). L’IRM cardiaque complète et donc suit l’échographie cardiaque et la scintigraphie myocardique. Elle nécessite souvent l’injection de produit de contraste.

IRM mammaire

L’IRM mammaire permet de visualiser les structures mammaires et leur hétérogénéité. Cet examen est actuellement réalisé en deuxième intention après une mammographie et/ou une échographie. C’est un examen indolore d’une durée de 15 mn nécessitant généralement  une injection de produit de contraste. Il peut être très utile pour compléter ou affiner un diagnostic ainsi que pour le suivi des femmes à haut risque de cancer du sein.

Chez une femme non ménopausée, l’IRM doit idéalement être effectuée entre le 8e et le 12e jour du cycle.

IRM pelvienne

L’IRM pelvienne grâce à son excellente résolution en contraste permet d’explorer les structures digestives, urologiques et gynécologiques Il s’agit le plus souvent d’un examen de deuxième intention qui suit et complète une échographie et/ou un scanner X, afin d’affirmer ou de préciser un diagnostic. L’IRM ano-périnéale est l’examen de référence pour le bilan des fistules ano-périnéales. L’IRM pelvienne est très utile pour le bilan loco-régionale des tumeurs rectales et pelviennes. L’IRM pelvienne dynamique est utile pour les troubles de la statique pelvienne

L’injection d’un produit de contraste est souvent requise.

IRM du genou

L’IRM du genou permet d’explorer l’anatomie des différentes structures de l’articulation du genou. Cet examen est maintenant de plus en plus souvent utilisé pour investiguer les pathologies du genou, quelle qu’en soit l’origine (traumatique ou médicale rhumatologique) Ce n’est cependant pas un examen demandé en première intention et ce n’est qu’après des radiographies conventionnelles qu’une IRM du genou est prescrite. Il est rarement nécessaire de procéder à l’injection d’un produit de contraste.